89485 personnes ont déjà signé afin de sauver le Protocole de Kyoto + 44 289 signatures sur papier

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20 juin 2006
Une nouvelle négation de Kyoto par les conservateurs

Dans le but de mieux refléter sa position quant à la réduction des gaz à effet de serre, le gouvernement de Stephen Harper a fait disparaître toutes références aux engagements du Canada à l’égard du Protocole de Kyoto du portail officiel d’Environnement Canada (www.ec.gc.ca), la Voie verte.

La ministre fédérale de l’Environnement, Rona Ambrose, a d’ailleurs fait savoir par la voix de son attaché de presse, Ryan Sparrow, qu’il est normal « qu’un site Internet gouvernemental reflète les priorités d’un nouveau gouvernement ».

Le directeur de Greenpeace-Québec, Steven Guilbeault, estime que les conservateurs sont en train « d’enterrer toute référence au protocole de Kyoto au mépris des règles les plus élémentaires de l’information publique. C’est véritablement une tentative pour réécrire l’histoire, de faire semblant que le protocole n’existe pas. »

« Le gouvernement conservateur ne donne visiblement pas ici aux différents acteurs de la société canadienne le bon exemple en matière de changements climatiques et de respect de nos obligations internationales en soustrayant ces informations essentielles à la compréhension du phénomène et de la lutte internationale pour le neutraliser, déclare pour sa part Matthew Bramley de l’Institut Pembina. Cette opération, qui ressemble à une réécriture de l'histoire récente du Canada, rappelle les techniques soviétiques de contrôle de l'information. »

Manœuvre politique et désinformation
Pour le député Bernard Bigras, qui est porte-parole du Bloc Québécois en matière d'environnement, la manouvre du gouvernement Harper vise à empêcher les citoyens d'avoir accès facilement à des informations concernant les sources et les émissions de GES ou encore l'impact des changements climatiques sur notre environnement.

« Ce n'est rien moins que de la désinformation, a-t-il indiqué. Nous voilà de retour à une époque où des gouvernements paternalistes se levaient et affirmaient : Nous, nous savons ce qui est bon pour le bon peuple! »

Le porte-parole du Bloc Québécois rappelle par ailleurs que la pétition Sauvons Kyoto récolte quotidiennement près de 2000 signatures. « Malheureusement, les 31 000 personnes qui ont déjà signifiées leur appui à Kyoto n'ont pas beaucoup d'importance pour le gouvernement Harper, ironise le député. Ce gouvernement préfère écouter l'opinion des 28 000 personnes qui réclament l'abolition du registre des armes à feu.  »

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20 juin 2006
Rona Ambrose perd son bras droit

Le chef de cabinet de la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, a démissionné vendredi dernier.

Il semble que Daniel Bernier ait pris sa décision après que le Sierra Club du Canada ait attribué un « F » au gouvernement fédéral pour son désengagement à l'égard des objectifs de Kyoto. (Voir la brève du 19 juin 2006 : Ottawa n'obtient pas la note de passage.)

Naturellement, la ministre s'est refusée à tout commentaire concernant ce départ. Ceci dit, des sources conservatrices suggèrent que Daniel Bernier ne partageait pas la philosophie du gouvernement et qu'il aurait servi de bouc émissaire à la ministre, qui est vivement critiquée depuis qu'elle a annoncé que le gouvernement Harper voulait se retirer de Kyoto.

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19 juin 2006
Un pas dans la bonne direction

Pour le directeur de Greenpeace Québec, Steven Guilbeault, le plan présenté le 16 juin par le gouvernement du Québec « prouve que nous pouvons atteindre les objectifs de Kyoto tout en faisant de la société québécoise une société plus prospère, contrairement à ce qu'affirme le Premier ministre Harper et sa ministre de l'environnement Madame Ambrose. »

« Comme le protocole de Kyoto, ce plan n'est pas parfait mais c'est un pas de géant dans la bonne direction », affirme Steven Guilbeault, qui estime que Stephen Harper devrait suivre l'exemple donné par Québec, plutôt que de s'inspirer des politiques de George W. Bush.

Outre Greenpeace Québec, plusieurs autres groupes écologistes ont exprimé leur satisfaction à l'égard du plan québécois de réduction, dont Nature Québec/UQCN, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ), le CRE de la capitale nationale, Accès transports viables, ENvironnement JEUnesse et Equiterre.

Le plan présenté par Québec permettra de réduire les émissions québécoises de gaz à effet de serre de 1,5 % par rapport à ce qu'elles étaient en 1990. « Nous croyons que les Québécois feront rapidement consensus en faveur de ce plan, a affirmé Hugo Séguin d'Equiterre, et nous espérons que cela forcera le gouvernement Harper à respecter Kyoto. »

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19 juin 2006
Ottawa n'obtient pas la note de passage

Si Québec reçoit un « A + » de la part du Sierra Club du Canada pour son plan de réduction des gaz à effet de serre, Ottawa obtient un « F » pour son désengagement à l'égard des objectifs de Kyoto.

Le Sierra Club du Canada est particulièrement sévère à l'endroit de la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, qui a porté la position du gouvernement Harper jusqu'à la conférence de Bonn.

À cette occasion, l'Allemagne a notamment rabroué le Canada pour son défaitisme. Selon le gouvernement Harper, le Canada serait incapable d'atteindre les cibles de Kyoto, qui seraient inatteignables et irréalistes.

Pour le Sierra Club du Canada, le gouvernement fédéral et l'Alberta sont cette année les plus piètres étudiants pour tout ce qui touche à l'environnement.

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16 juin 2006
Un bilan des émissions des grands émetteurs finaux

Le gouvernement fédéral a finalement rendu public une liste des grands émetteurs finaux du Canada ainsi que le nombre de mégatonne de gaz à effet de serre qu'ils ont émis en 2004.

Avec leurs 104 mégatonnes de GES en 2004, les 99 grands émetteurs de l'Alberta ont propulsé la province de l'Ouest en tête de liste. Les émissions totales de l'Alberta en 2004 étaient de 234,51 mégatonnes de GES.

Pour leur part, les 81 grands émetteurs de l'Ontario arrivent en deuxième position : ils ont rejeté 70,8 mégatonnes de GES en 2004. L'Ontario a rejeté un total de 203,11 mégatonnes de GES en 2004.

La Saskatchewan arrive en troisième position, ses 19 grands émetteurs ayant rejeté 21,4 mégatonnes, alors que le Québec et ses 52 grands émetteurs sont au quatrième rang avec 19,6 mégatonnes de GES.

Respectivement, les émissions totales de GES du Québec et de la Saskatchewan en 2004 étaient de 91,84 mégatonnes et de 69,08 mégatonnes.

Comme le démontre le tableau suivant, le Québec demeure l'endroit au Canada où les émissions de GES par habitant étaient les plus faibles en 2004.

Émissions de GES par habitant en 2004

(données exprimées en tonne)

Québec

12,2

Colombie-Britannique

15,9

Ontario

16,4

Île-du-Prince-Édouard

16,8

Manitoba

17,1

Terre-Neuve et Labrador

20,5

Nouvelle-Écosse

24,8

Nouveau-Brunswick

31,5

Saskatchewan

69,0

Alberta

73,2

 

 

Canada

23,73

Canada sans le Québec

27,30

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16 juin 2006
Faire payer les pollueurs

Selon Jeffrey Sachs, un économiste de la gauche politique américaine, il n'y a qu'une manière de s'attaquer aux changements climatiques, c'est en faisant payer davantage ceux qui rejettent des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

« Vous pouvez être certain que si l'on n'attache pas une valeur à la pollution par le carbone, on n'arrivera jamais à régler le problème à grande échelle », a déclaré le professeur de l'Université Columbia qui participait à un colloque dans les Laurentides.

À cette occasion, Jeffrey Sachs qui estime que l'imposition d'une taxe sur les émissions de gaz carbonique est nécessaire, a même accusé Stephen Harper de vouloir faire sauter le Protocole de Kyoto en raison du fait que c'est une entente peu pratique.

« Sans un telle taxe, a ajouté Jeffrey Sachs, nous devons nous résigner à vivre dans un système économique qui empêche les gouvernements d'agir de façon responsable en matière d'environnement. »

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15 juin 2006
Québec passe à l'action!

Le gouvernement québécois a annoncé son intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre du Québec de 1,6 % par rapport à ce qu'elles étaient en 1990, entre 2006 et 2012 .

Le plan de réduction rendu public propose des mesures qui s'adressent notamment au secteur des transports, où le gouvernement veut limiter la vitesse des poids lourds et encourager les citoyens à faire de même. Ce plan propose également des interventions dans les secteurs de l'énergie, de l'agriculture, des opérations gouvernementales et des matières résiduelles.

Pour financer ce plan de réduction, Québec veut mettre les entreprises des secteurs pétrolier et gazier à contribution, en leur imposant une redevance de 200 millions $ par année.

En faisant cavalier seul dans ce dossier à compétence partagée, Québec met en relief l'inaction du gouvernement Harper. Cependant, en ne permettant d'atteindre que 72 % des objectifs de réduction des gaz à effet de serre de Kyoto, le plan présenté par Québec démontre que le soutien du fédéral est nécessaire.

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14 juin 2006
Des ours polaires cannibales?

Affamés par la fonte prématurée des glaces qui les empêche de trouver assez de nourriture, des ours polaires auraient commencé à se manger entre eux.

Ce scénario catastrophe avancé par des chercheurs canadiens et étasuniens repose sur la découverte de trois cas de cannibalismes entre ours polaires qui ont été répertoriés il y a deux ans.

L'ours polaire vient tout juste d'être ajouté à la liste des espèces menacées d'extinction par l'Union mondiale pour la nature. On estime que leur nombre pourrait diminuer de 30 % au cours des 45 prochaines années, notamment à cause de l'incidence du réchauffement climatique sur la fonte des glaces nordiques.

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8 juin 2006
L'Antarctique en état de choc!

Au royaume de la banquise, les températures ont fait un bond de 6 degrés Celsius depuis 1951. Quoi de plus inquiétant, quand on sait que la fonte de l'Antarctique est un phénomène précurseur de changements bien plus dramatiques pour notre environnement et notre mode de vie?

À ce titre, le chef de mission Jean Lemire traduisait la vive inquiétude des scientifiques qui participent à la Mission Antarctique à bord du voilier océanographique Sedna IV : « Notre expédition doit se faire avec des traîneaux, des skis, des raquettes et je n'ai même pas un pouce de glace autour du bateau. L'hiver tarde à s'installer, et la mer refuse de devenir banquise. »

Contrairement à ce que prétend le gouvernement Harper, ces scientifiques constatent que les changements climatiques sont réels et qu'ils ont des effets catastrophiques. « C'est l'endroit sur la planète qui se réchauffe le plus rapidement, explique Jean Lemire. [...] Tout change ici à une vitesse incroyable. »

Le scientifique dénonce d'ailleurs la position du gouvernement Harper au sujet de Kyoto : « Les positions du gouvernement Harper sont épouvantables. On est en train de reculer à vitesse grand V. J'ai l'impression que le prix à payer va être extrêmement lourd pour un gouvernement qui refuse de voir la lame de fond environnementale présente dans la population. »

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8 juin 2006
Les Québécoises et les Québécois préfèrent Kyoto à la position de Harper

Selon un sondage Léger Marketing, 79 % des Québécois affirment préférer le respect des engagements de Kyoto à la position défendue par le gouvernement Harper.

Selon le même sondage, 55 % des personnes interrogées affirment la position des conservateur de Stephen Harper à l'endroit de Kyoto les incite à avoir moins confiance en ce gouvernement.

Réalisé entre 24 et le 28 mai 2006 auprès de 1004 Québécois âgés de 18 ans et plus, la marge d'erreur de ce sondage est de 3,4 %, 19 fois sur 20.

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7 juin 2006
Des économistes se prononcent : Harper fait fausse route

Dans une lettre adressée à Stephen Harper, 30 économistes de grandes universités du Québec et du Canada réfutent l'argument économique dont le premier ministre se sert pour discréditer les objectifs du Protocole de Kyoto.

Ces économistes estiment que le gouvernement Harper fait fausse route en soutenant qu'il est nécessaire d'élaborer un plan pour le Canada :

« Une politique climatique élaborée uniquement pour le Canada sans tenir compte de la coopération internationale est vouée à l'inefficacité tant sur le plan environnemental que sur le plan économique. Le protocole de Kyoto et le Partenariat Asie-Pacifique sont complémentaires et non substituables l'un à l'autre [...] L 'économie canadienne a un besoin urgent d'un signal clair voulant que la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre n'est plus acceptable et que ce signal ne peut être simplement basé sur un appel à des initiatives volontaires, qui ont amplement fait la preuvede leur inefficacité. »

Pour les économistes et universitaires, même si le réchauffement annoncé par la communauté scientifique ne se concrétise pas, les efforts déployés pour réduire notre consommation d'énergie et les GES qui en résultent seraient bénéfiques et justifieraient les investissements requis.

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5 juin 2006
L'obligation de s'attaquer à la réduction des GES

Profitant de l'ouverture du Forum économique des Amérique qui avait lieu à Montréal, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a affirmé le 5 juin dernier que les citoyens et les gouvernements avaient l'obligation morale de s'attaquer à la réduction des gaz à effet de serre.

« Encore aujourd'hui, des gens remettent en question l'accord de Kyoto. L'accord de Kyoto est imparfait, je le reconnais, a-t-il déclaré. Mais l'accord de Kyoto, c'est ce que nous avons de mieux aujourd'hui pour combattre le phénomène du réchauffement climatique. »

Le premier ministre Charest a également ajouté :

« À défaut de donner l'exemple, comment pouvons-nous demander à nos voisins du sud de réduire les gaz à effet de serre? Comment pouvons-nous interpeller la Chine , l'Inde et demander à des pays qui sont en voie de développement de réduire leur gaz à effet de serre, si nous ne sommes pas prêts à donner l'exemple? »

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4 juin 2006
Les villes canadiennes plaident pour Kyoto

Dans la foulée de l'appel à la mobilisation générale lancée par la Coalition Sauvons Kyoto!, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) s'est prononcée en faveur du respect du Protocole de Kyoto par le Canada, le dimanche 4 juin.

Lors d'un congrès qui avait lieu à Montréal, les maires du Québec et du Canada ont adopté une résolution où ils réclament le respect des termes du traité sur la réduction des gaz à effet de serre (GES) par le premier ministre Stephen Harper.

La FCM soutien que certaines décisions permettraient de réduire de 55 % les émissions de GES, notamment l'amélioration du transport en commun. La FCM veut par ailleurs être consultée dans le cadre de l'élaboration du plan de lutte contre le réchauffement climatique que les conservateurs ont promis pour l'automne.

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4 juin 2006
La population appuie fortement le Protocole de Kyoto

Selon un sondage Décima rendu public le 4 juin, 59 % de l'ensemble des Canadiens estiment que le Protocole de Kyoto est important et que le Canada ne devrait pas s'en retirer.

Au Québec, le Protocole de Kyoto jouit d'un appui populaire de 66 %. Seulement 27 % des Québécois étant favorables à une solution de rechange.

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1er juin 2006
800 scientifiques se prononcent pour Kyoto

Le 1erjuin dernier, lors du 40e congrès annuel de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie, ce sont 800 scientifiques qui se prononçaient sur l'importance de la réduction des gaz à effet de serrer.

Ils ont voté une résolution d'urgence où ils pressent le gouvernement Harper de respecter le protocole de Kyoto. Plusieurs d'entre eux ont exprimé leur incompréhension en rapport avec la décision du gouvernement Harper de tourner le dos à Kyoto.

« Évidemment, le Canada a déjà signé le protocole de Kyoto, alors nous avons une certaine obligation d'agir. »

Ian Rutherford,
Directeur exécutif, Société canadienne de météorologie et d'océanographie

« En quoi est-ce qu'un plan sur l'environnement qui ne peut pas... qui ne veut pas respecter Kyoto peut être mieux que Kyoto? Ça me semble un peu difficile à comprendre. »

Jacques Derome,
Professeur, Département de Sciences atmosphériques et océaniques

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24 mai 2006
L'Assemblée nationale est unanime : il faut respecter Kyoto

Le 24 mai dernier, c'était au tour de l'Assemblée nationale d'adopter à l'unanimité une motion demandant au gouvernement fédéral de respecter ses engagements à l'égard du Protocol de Kyoto.

« Que l'Assemblée nationale du Québec demande au gouvernement fédéral de respecter ses engagements internationaux et l'objectif de réduction des gaz à effet de serre, tel qu'établi par le Protocole de Kyoto, en contribuant financièrement à la mise en ouvre du Plan d'action québécois sur les changements climatiques. »

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16 mai 2006
Les parlementaires de la Chambre des communes majoritairement favorables à Kyoto

Dans un contexte où la lutte aux changements climatiques est devenue une priorité, le Bloc Québécois a présenté à la Chambre des communes en mai dernier une motion pour réaffirmer l'importance de respecter les objectifs de réduction des gaz à effet de serre du Protocole de Kyoto.

« Que, de l'avis de la Chambre, le gouvernement devrait : a) prendre les mesures nécessaires pour que le Canada atteigne son objectif de réduction des gaz à effet de serre tel qu'établi par le Protocole de Kyoto, en s'appuyant sur l'équité et dans le respect des compétences constitutionnelles et des responsabilités propres au Québec et aux provinces; b) rendre public d'ici le 15 octobre 2006 un plan efficace et équitable pour se conformer au Protocole de Kyoto comportant un système d'objectifs d'émissions pour les grands émetteurs assortis d'échange de droits d'émission accompagné d'une entente bilatérale avec le Québec et les provinces qui le désirent, et pouvant être fondée sur l'approche territoriale. »

Motion présentée lors de la journée d'opposition du Bloc Québécois du 11 mai 2006.
Adoptée à la majorité (169 contre 125), le 16 mai 2006.

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